Le miel, matière noble aux nombreuses vertus, n’existerait pas sans les abeilles. En effet, seules de telles ouvrières sont capables d’en fabriquer. Pensées et conçues exprès pour cette tâche, ces petites bêtes volantes n’ont que la fabrication du miel, pour raison d’être. Grâce à elles, le meilleur de la ruche gagne tantôt votre supermarché de proximité, tantôt le magasin artisanal de l’abbaye la plus proche… ainsi que la boutique en ligne de l’apiculteur indépendant.

Déclinaisons sucrées autour de la ruche

À partir de la matière première, dont on pourrait (avec raison) affirmer qu’elle se suffit à elle-même, naissent bien des denrées alimentaires, propres à réjouir les papilles ! En premier lieu, citons le nougat artisanal, une confiserie des plus simples en apparence, mais en réalité chargée de mille subtilités. Tirant son origine des pays du bassin méditerranéen, le nougat est généralement fabriqué à partir de blanc d’oeuf et d’amandes. Viennent ensuite les suppléments éventuels, comme les fruits secs ou les fruits à coques, pouvant être concassés, entiers ou moulus. Enchâssé entre deux feuilles de pain azyme (rappelant l’aspect et l’épaisseur d’une hostie), le nougat présente une pâte molle ou dure, à choisir selon vos préférences. Notez bien que la cuisson du nougat au bain-marie, dans un chaudron de cuivre, est la technique traditionnelle à privilégier : c’est l’unique méthode qui préserve entièrement les arômes du miel, troisième et dernier élément de base, entrant dans la confection du nougat. Une exception existe toutefois, quant à la composition basique du produit. En l’occurrence, il s’agit du nougat noir, recette typique de la région Provence, la seule à ne pas comporter de blanc d’oeuf.

Variations autour du pain d’épices

Gâteau miellé par excellence, il a marqué de son passage, plusieurs villes et régions de France : Paris, Reims, Dijon et le secteur alsacien. Néanmoins, c’est surtout sa variante bourguignonne qui demeure la plus connue. Une tradition rapporte qu’il aurait été introduit au cours du XIVe siècle, par la comtesse Marguerite de Flandre. Cependant, la plus ancienne mention connue de source sûre, indique que cette confiserie était référencée à Dijon en 1595. Le document qui en témoigne, est une ordonnance émanant du roi Henri IV, quant au statut des pâtissiers Dijonnais. Devenu entretemps, une friandise très populaire, le pain d’épices a vu naître sa petite sœur, la nonnette. Petit palet rond, la nonnette était traditionnellement fourrée de marmelade d’orange. Depuis, quelques variantes ont fait leur apparition : abricot, cassis, caramel, etc. Quoiqu’ancrée aujourd’hui en région Bourgogne, la nonnette est d’origine champardennaise, “native” de la ville de Reims. On la trouve également aujourd’hui, en Alsace-Lorraine, où elle est reconnaissable à son cœur de myrtille ! La nonnette fut baptisée ainsi, en écho aux religieuses (ou nonnes) qui avaient coutume de les confectionner durant le temps de Noël.

La gelée royale et ses bienfaits

Connue aussi sous le nom de “lait des abeilles”, elle fait office de complément alimentaire, et voit ses vertus curatives reconnues. Riche en sucres, protéines, minéraux et oligo-éléments, elle est recommandée, entre autres, pour réduire les symptômes de la ménopause. On la consomme aussi, en cure contre la fatigue physique et intellectuelle, ou l’anxiété. Toutefois, dotée d’un potentiel allergène assez élevé, la gelée royale est déconseillée aux femmes enceintes. Selon la nature du problème à traiter, la dose administrée diffère. Il est donc préconisé de consulter votre médecin, au préalable. Substance laiteuse d’aspect gélatineux, cette matière a pour destination première, la nourriture des larves d’abeilles. Elle est sécrétée par les jeunes abeilles, dites nourricières. Tout à fait au cœur de l’essaim, la reine jouit d’un statut à part, lui donnant droit au privilège d’un régime alimentaire particulier : cette même gelée (royale, à juste titre !), laquelle constitue son alimentation exclusive, durant toute la durée de sa vie (ce qui explique sa taille supérieure à celle de ses sujets, ainsi que le fait qu’elle vive 5 ou 6 ans).

Concrètement, comment faire du miel ?

Comme évoqué en introduction, ce sont les abeilles qui le fabriquent. Selon la volonté de dame Nature, tout commence avec les fleurs elles-mêmes, lesquelles produisent une substance qui attire les abeilles : c’est le nectar. Avec leur trompe, l’abeille pompe le nectar des fleurs mellifères, qu’elle stocke dans son jabot, avant de le transporter vers sa ruche. Autre matière dont l’abeille raffole : le miellat, qu’elle vient récolter sur les feuilles des végétaux. Le miellat se présente sous la forme de gouttelettes sucrées, produites par les pucerons se nourrissant de la sève des arbres, avant d’en rejeter le “trop-plein”. C’est cet excès de sève même, qui donne son nom au miellat. Chargées de nectar floral dans leur jabot, et de pollen sur leurs pattes arrières (les fameux paniers !), les abeilles remontent vers la ruche, et se déchargent de leur précieux butin. La fabrication proprement dite, commence à partir de cette étape, selon l’exacte logique du travail à la chaîne en usine. L’abeille ouvrière mélange le nectar et le miellat… à sa propre salive, et entreprend de malaxer l’ensemble, qu’elle passe ensuite à une autre ouvrière. De jabot en jabot, la mixture s’enrichit progressivement, et devient ainsi le produit célèbre que l’on connaît !

Quid de la miellerie ?

La miellerie professionnelle est, en quelque sorte, un luxe que tout apiculteur n’a pas forcément les moyens de s’offrir. Il s’agit toutefois du local le plus adapté, lorsque vous tenez une ferme apicole. En effet, l’exploitant doit disposer d’une pièce propre pour l’extraction du précieux or de la ruche. En son sein, on doit trouver le matériel suivant : bac à désoperculer, extracteur manuel ou électrique, pompe et déshumidificateur. Tout ceci doit être en acier inox. Dans un local professionnel, le sol sera carrelé, car très pratique pour en réaliser le lavage à grande eau. Pour le producteur visant la production de miel bio, la possession d’une miellerie est d’autant plus conseillée, que l’objectif est d’empêcher tout nuisible (animal ou autre) de venir altérer la qualité de votre miel artisanal ! Une fois mis en pot et étiqueté, le beau fluide crémeux prend la direction des centres commerciaux, des marchés hebdomadaires ayant lieu ici ou là… et arrive enfin dans vos placards ! Quel parfum préférez-vous ? La douceur de l’acacia, la subtilité de la lavande provençale, ou la saveur singulièrement forte du châtaignier ? Ou encore, la denrée très rare qu’est le miel de thym ? Cette dernière variété n’est pas disponible tous les ans, car des conditions climatiques très précises sont requises pour sa production. De fait, vous n’en trouverez qu’en quantité réduite, pour un prix très élevé par rapport aux parfums courants. Rareté du produit oblige ! Si vous ne souhaitez pas vous déplacer, ou si vous manquez du temps nécessaire, rabattez-vous sur la vente en ligne. En quelques clics, commandez le meilleur du rucher de votre producteur : pas seulement le miel artisanal, mais aussi la propolis de vos amies les abeilles ! Résine végétale connue pour ses propriétés désinfectantes, elle protège autant l’intérieur de la ruche… qu’elle soulage vos maux de gorge.